Ce n’est plus désormais un secret de polichinelle : les PME et les TPE n’utilisent pas autant le Cloud Computing que les grands groupes.
Si, comme nous le signalions dans notre article, les études concernant le Cloud Computing ne sont pas toutes d’accord pour ce qui est du niveau d’adoption de cette tendance, elles se rejoignent sur le fait qu’il existe un retard des petites et des moyennes entreprises dans ce domaine.

C’est ce que signalait le cabinet Marquess International lors d’une rencontre sur la compétitivité numérique organisée par l’institut de formation CCM Benchmark et le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, à Bercy, le 2 décembre 2014.

Alors bien sûr, le Cloud est plus difficile à appréhender par ces structures, notamment concernant les problématiques de sécurité ou encore, les relations avec les services métier, qui doivent être transparentes. Mais malgré tout, si la plupart des grandes entreprises sont désormais à presque 100 % d’adoption de services d’informatique à la demande, c’est bien qu’il y a des intérêts importants en jeu.
Nous allons dans cet article nous concentrer sur la problématique du Cloud pour ces structures, TPE et PME, et tâcher de trouver des raisons et des moyens pour ces dernières de prendre dès à présent le train du Cloud.

Avec un tissu industriel français composé à 75 % par des PME et des TPE, la France peut s’inquiéter que ces structures ne disposent pas de l’intérêt suffisant, des moyens ou des compétences pour être davantage compétitives sur le plan de leur système d’information. C’est pour ainsi dire un paradoxe, puisque le Cloud Computing est justement la clé qui permet à ces entreprises de s’élever au même niveau que les grands groupes, tant sur le plan des infrastructures que du service.

Le Cloud : une solution aux nombreux avantages pour les petites structures

En effet, pour les PME et les TPE, le Cloud se révèle :

  • Accessible à tous les budgets, puisqu’il s’agit de coûts répartis dans le temps, réglés sous forme d’abonnement, et proportionnels à l’informatique “consommée” (processeur, stockage, réseau…)
  • Avec un dimensionnement facile à faire évoluer. Il suffit de changer ses options pour bénéficier de davantage de puissance, ou créer un ou plusieurs serveurs virtuels.
  • Sécurisé : malgré les incertitudes liées à la sécurité, lorsque les données sont hébergées dans des datacenters professionnels, elles disposent généralement de mesures de sécurité bien plus élevées qu’au sein des locaux de l’entreprise (équipements redondants, système de refroidissement, détection et extinction des incendies, contrôle d’accès par lecteur de badge ou systèmes biométriques, vidéosurveillance, présence sur site 24 heures sur 24…)
  • Performant : le Cloud de permet de répondre à des besoins tels que la messagerie électronique, le stockage de fichiers, l’hébergement des bases de données ou encore l’utilisation des logiciels de bureautique. Le Cloud est également de plus en plus utilisé pour les logiciels de comptabilité, de relation client ou de ressources humaines. Il permet aux collaborateurs de bénéficier de services fonctionnels, avec un minimum de problèmes de disponibilité, de maintenance ou de mises à jour puisque tout ceci est assuré directement par l’éditeur du service ou par l’hébergeur.

 

PME et TPE : les encourager à adopter le Cloud

Ainsi, les avantages ne font aucun doute pour les petites et moyennes structures. Reste à savoir comment faire pour les encourager davantage à sauter le pas.

  • Rassurer les entreprises : en effet, celle-ci ne disposant pas nécessairement d’une direction informatique au sein de l’entreprise, des compétences nécessaires, ou n’étant pas en situation de veille par rapport au Cloud, elles continuent d’avoir des craintes concernant la sécurité. Bien entendu, il est nécessaire de protéger les réseaux, les systèmes de stockage et les machines virtuelles, car la sécurité n’est et ne sera jamais une garantie absolue, quelle que soit la technologie, mais l’important, c’est de comprendre où se situent les risques les plus critiques. Et pour ce qui est du Cloud, il s’agit avant tout des risques liés à la réversibilité, c’est-à-dire la possibilité de récupérer ses données sous un format exploitable en cas de problème, de panne, ou de désaccord avec le fournisseur.
    Et pour cela, le meilleur moyen de se protéger c’est d’une part de mentionner ce point noir sur blanc à l’intérieur du contrat d’hébergement, et d’autre part de planifier avec le prestataire la mise en œuvre de moyens de sauvegarde et de redondance.
  • Apporter davantage de conseil sur le Cloud : pour rendre le Cloud Computing accessible à toutes les structures, il sera également nécessaire de le mettre à leur portée en les aidant à comprendre leurs besoins, notamment les attentes vis-à-vis du Cloud côté métier, en les aidant à évaluer l’éligibilité de leurs projets (contraintes réglementaires éventuelles, classification des données…) et de proposer un ensemble de solutions et de services adaptés.

Ainsi, nous venons de voir que le Cloud Computing n’est pas encore dans toutes les têtes des dirigeants de TPE et de PME. Jugé complexe et peu sécurisé, il est pourtant la meilleure solution pour ces dernières de disposer d’un système d’information compétitif et équivalent à ceux des plus grandes entreprises.

Accessible sur le plan budgétaire, fiable et sécurisé, le Cloud offre également une plus grande souplesse dans la gestion et l’évolution de son système d’information. Il ne reste donc plus qu’à rassurer les entreprises concernant les problématiques de sécurité, et surtout à leur apporter un maximum de conseils pour leur permettre de comprendre leurs besoins et de mettre en œuvre leur projet.

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