Depuis maintenant plusieurs années, le Cloud Computing s’est imposé dans les solutions de communication, les applications métier, les infrastructures informatiques des entreprises, des grands groupes mais aussi des PME et des TPE.

Plus souple, plus flexible, le Cloud permet de disposer d’une ressource, d’un service ou d’une puissance machine depuis n’importe où, à travers l’utilisation d’un simple navigateur et bien entendu grâce à l’accès à une connexion Internet. Il permet également de faire évoluer facilement ses ressources à la hausse ou à la baisse et de payer en fonction de leur consommation.

Au final, il offre une gestion plus aisée et plus pratique des infrastructures informatiques et la possibilité d’une gestion mieux rationalisée des coûts. Cependant, pour pouvoir bénéficier pleinement du Cloud Computing, la condition sine qua non est de disposer d’une connexion haut débit, voir si possible très haut débit. Dans cet article, nous allons nous intéresser à la notion de performance réseaux et à la possibilité pour les entreprises d’utiliser des services en mode Cloud Computing dans de bonnes conditions.

Mesurer la performance réseau

Tandis que les volumes de données dans le Cloud augmentent, et que les applications, de plus en plus en mode Saas, dépendent du réseau, la demande des entreprises concernant les performances haut débit augmentent également, faisant de l’accès à Internet rapide un besoin aussi vital que celui à l’accès à l’électricité.

Deux critères principaux sont à prendre en compte lorsqu’on parle de cloud computing et de performance : la rapidité du réseau (sa latence) et la capacité du réseau (son débit).

La latence : il s’agit de la rapidité du réseau : on mesure le temps de transfert d’un point à l’autre. Plus la latence est réduite, et donc rapide, et plus les actions effectuées par l’utilisateur seront fluides et réactives. Une meilleure latence augmente donc grandement le confort des usagers.

Le débit : il s’agit de la capacité du réseau : on mesure dans ce cas le nombre maximum de bits ou octets pouvant être transférés entre ces deux points dans un temps donné. De cette façon, plus le débit est élevé et plus la navigation et le téléchargement sont rapides.

Ainsi, selon une étude d’Emulex réalisée en 2014, les principaux défis à la migration dans le Cloud sont de disposer de davantage de débit (pour 51% des sondés) et de diminuer la latence (pour 36% des sondés), le dernier critère restant étant la sécurité (pour 20 % des sondés).

Cloud et performances : points de contrôles et solutions

C’est ainsi que les entreprises recherchent à disposer de l’accès le plus performant possible aux services et applications dans le Cloud.

La première des mesures sera bien entendu de disposer de la connexion Internet la plus rapide possible.

ADSL : Parmi les différents types de connexion haut débit Internet, on distingue ainsi en tout premier lieu l’Adsl, qui est désormais le minima en ce qui concerne l’accès Internet haut débit. Il s’agit d’un débit asymétrique, ou les téléchargements depuis Internet sont plus rapides que l’envoi d’un fichier en dehors de l’entreprise.

SDSL : Il existe également le sdsl, qui propose un débit symétrique et garanti, qui convient mieux que l’Adsl lorsqu’il s’agit d’utiliser des applications avec flux symétrique comme la voix sur IP la conférence sur IP.

Enfin, la fibre optique, qui offre un meilleur délai de transmission et une connexion ultrarapide. Elle permet de surfer en très haut débit, même si plusieurs canaux de communication sont utilisés simultanément. Cependant son déploiement est aujourd’hui encore inégal sur le territoire.

Outre l’usage d’une connexion à haut débit, une autre bonne pratique est de surveiller ses performances réseau, avec la mise en place de monitoring, au moyen de cette science que l’on appelle la métrologie. Il s’agit en effet de mesurer les paramètres physiques liés aux infrastructures (débit, délais de transmission, taux de perte, ou encore part des applications qui utilise la bande passante de l’entreprise). En ayant connaissance de ce qui utilise le plus de ressources, l’entreprise peut alors décider de limiter ou de décaler l’usage de certains outils ou au contraire d’augmenter la capacité de son réseau.

Enfin, un autre moyen d’améliorer un peu plus la performance de son réseau est d’avoir recours à ce que l’on appelle le Private peering. Il s’agit cette fois-ci de disposer d’opérateurs et de points d’échange mieux adaptés pour accélérer le transfert des données. Cela consiste donc dans la mise à disposition, par certains fournisseurs, de connexion Internet ultrarapides privées entre plusieurs mêmes clients d’un data Center. C’est l’interconnexion de ces clients qui est appelée private peering et qui permet de constituer un écosystème à haute vitesse et sécurisé.

 

Ainsi, alors que les entreprises ont de plus en plus recours aux services et applications dans le Cloud, les performances de leurs réseaux et notamment le débit de leur connexion Internet deviennent indispensables pour bénéficier d’un bon confort d’utilisation.

Le recours à des moyens de connexion haut débit constitue la première des solutions, mais il est également intéressant d’une part de contrôler cette performance réseau à travers la mise en place de monitoring, et d’autre part de considérer les nouvelles offres proposées par les data Center en matière de performance réseau telle que le private peering.