En informatique, le coût d’une prestation dépend en grande partie du coût de la main d’œuvre.

C’est pourquoi très tôt, dans les années 90, et en particulier dans les pays Anglo-saxon, le off-shoring, c’est à dire confier des prestations informatiques à des prestataires dans des pays où la main d’œuvre est moins chère, s’est développé.

En France, ce off-shoring s’est démocratisé plus tard, mais s’il fait aujourd’hui des adeptes, une grande partie des prestations off-shore constitue pour les DSI source de frustration et de désillusion.

Dans cet article, nous allons aborder l’informatique off-shore et son développement, quelles sont les problèmes rencontrés par les DSI qui font appel à ce type de prestation, et pourquoi le made-in-france revient désormais à la mode.

 

L’offshoring : une perspective à priori séduisante

Combien de SSII françaises font-elles aujourd’hui appel à l’off-shoring ? Difficile de l’évaluer, tant cette démarche n’est pas toujours transparente.

Selon une étude Offshore development, les directions IT estiment la part d’offre shore dans les projets informatiques en général à plus de 10%. Il s’agit majoritairement de développement web ou mobile, de tierce maintenance applicative, de migration de système, de support applicatif ou encore, de R&D.

De fait, la principale raison invoquée est le coût, et les destinations les plus citées sont dans l’ordre, l’Inde, la Maroc, la Roumanie et la Tunisie.

 

Des DSI désapointés

Cependant, tout n’est pas rose dans le monde de l’off-shore, et nombreuses sont les DSI à rencontrer de véritables difficultés pour faire aboutir leur projet.

 

  • Coûts cachés

Si les économies sont le premier moteur de l’off shoring, c’est sans compter sur un certain nombre de coûts cachés, tels que le suivi des développements, la nécessité de traduire certaines spécificités techniques, en général en anglais, ou encore la nécessité de se déplacer pour assurer des réunions sur place.

 

  • Manque de réactivité

Si les taux d’échecs en matière de projet informatiques s’améliorent au fil des ans (24% en 2009, 21% en 2010 selon une étude Standish Group) il n’en reste pas moins que le retard du projet est une des premières causes citées, avec les dépassements de budget.

Or, faire appel à l’off shoring, c’est devoir compter sur la réactivité du partenaire. Une réactivité qui très souvent manque à l’appel, et ce, même si le prestataire en question semblait diligent lors de la réponse à l’appel à projet.

 

  • Difficultés liées aux différences culturelles

Autre source fréquente de désillusion du côté des DSI, les difficultés liées aux dissonances cognitives et culturelles peuvent très vite poser problèmes.

En effet, qu’il s’agisse de communication (mieux vaut privilégier les échanges par messagerie à l’écrit, afin d’en garder une trace et d’éviter les qui-proquos) de traduction, ou encore, de conceptualisation, nombreuses seront les occasions de mal se comprendre ou de devoir passer davantage de temps en recadrage.

 

La délocalisation

Face à ces désagréments récurrents, plusieurs solutions sont possibles. Le plus évidente semble être un encadrement plus important de l’off shoring. Pour cela, il est possible d’envisager la création d’une filiale, afin de disposer de collaborateur sur place pour mieux gérer le projet, voir pour diriger une équipe.

Mais même dans ce cas d’autres problèmes subsistent, comme la difficulté pour le manager en place de s’imposer, ou la volativité des salariés, qui une fois formés, n’hésitent pas à aller chez la concurrence pour obtenir un salaire plus important.

Enfin, avec des implantations de sociétés étrangères de plus en plus importantes, les salaires off shore ont commencé petit à petit à s’élever. Au total, les coûts engagés ne sont plus aussi intéressants qu’autrefois.

 

Le made in France

DSI off shoring ou made in France

L’autre solution, qui connaît actuellement un renouveau, c’est de privilégier le made in France face au off shoring.

Ainsi, certaines SSII qui possèdent des filiales à l’étranger sont en train de rapatrier leurs collaborateurs. En économisant sur les coûts cachés du off shoring et en capitalisant sur une nouvelle industrialisation de leurs process, ces entreprises espèrent pouvoir proposer des tarifs sensiblement équivalents.

 

D’autres entreprises enfin, n’ont jamais eu recours au off shoring, et n’ont pas l’intention de s’y mettre.

Pour ces dernières, l’important c’est de pouvoir assurer, quoiqu’il arrive, une qualité irréprochable et des délais respectés, en maîtrisant de bout en bout l’ensemble de ses processus.

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