Dans le domaine des technologies, de nombreuses innovations mettent des années, voire des dizaines d’années à s’imposer, quand bien même elles seraient révolutionnaires. C’est incontestablement ce qui s’est passé avec le Cloud Computing, apparu dans les années 80, et dont on parle véritablement depuis les années 2000.

Tour à tour considéré comme une tendance ou une mode, de plus en plus d’entreprises, en particulier des grandes entreprises l’adoptent ou l’ont adopté. Si les études ne sont pas toutes d’accord (selon une récente étude de l’Insee, le Cloud serait adopté par seulement 12% des entreprises français, tandis que selon une étude PAC CloudIndex, réalisée en décembre 2014, les entreprises françaises seraient déjà 55% à y recourir) il faut avouer que le concept fait désormais l’unanimité, tant d’un point de vue technique qu’économique, et que l’on considère les entreprises privées ou les administrations.

Ainsi, en matière de Cloud, le débat n’est plus tellement de dire quand le Cloud sera amené à s’intégrer dans les entreprises, mais plutôt, comment faire pour intégrer cette technologie et ce nouveau business modèle dans les stratégies actuellement mises en place. De plus, il faut distinguer les besoins et les attentes des entreprises en matière de Cloud, en fonction de leur typologie. En effet, la plupart des études s’accordent sur le fait qu’il existe une disparité entre les grands groupes, les PME et les TPE en matière de Cloud.

Des avantages indéniables

Aujourd’hui, la presse, les grosses structures et les administrations sont toutes d’accord sur les avantages indéniables du Cloud Computing :

  • le Cloud offre une plus grande flexibilité dans la gestion des ressources IT,
  • le Cloud permet de passer d’un modèle de financement par l’investissement à un modèle de financement par les coûts d’exploitation (Opex vs Capex),
  • le Cloud offre aux collaborateurs la mobilité, avec la possibilité d’utiliser leurs données, ressources et logiciels, de n’importe où,
  • le Cloud permet une collaboration des salariés accrue, avec notamment la possibilité de travailler en temps réel à plusieurs sur des fichiers partagés,
  • le Cloud limite les efforts de maintenance et de mises à jours, puisque c’est l’éditeur qui se charge de tout.

Le Cloud en projet dans les entreprises

Sur la base de ces avantages désormais constatés, le Cloud se révélera une nécessité pour les entreprises qui souhaitent asseoir leur compétitivité. Ainsi, selon une étude réalisée l’année dernière par l’entreprise américaine North Bridge, en collaboration Gigaom Research, et intituée : “Future of Cloud Computing: 4th Annual Survey 2014”, entre 65 et 70% des répondants projetaient de migrer leurs processus dans le Cloud d’ici aux 24 prochains mois, tous secteurs confondus.

Le basculement des logiciels dans le Cloud

Un autre symptôme de ce basculement à venir dans le Cloud, la plupart des éditeurs logiciels transposent actuellement leurs solutions dans le Cloud. En effet, selon le Truffle 100, le top 100 des meilleurs éditeurs logiciels européens élaboré par la société Private Equity Truffle Capital, et le cabinet d’études CXP, 7 milliards d’euros par an seraient actuellement investis en R&D par ces éditeurs, principalement afin de pouvoir basculer leurs solutions dans le Cloud, en les transformant en des applications Saas.

Le Cloud et l’infogérance

De plus, le Cloud est symptomatique d’une autre tendance : l’infogérance, autrement dit, l’externalisation de tout ou partie de son systèmes d’information et de sa gestion. Particulièrement utile pour les entreprises dont le coeur d’activité n’est pas l’informatique, et qui ont pourtant besoin de compétences et de services pointues dans ce domaine.
Ainsi, de plus en plus d’entreprises ont recours au Cloud pour externaliser certains de leurs processus, notamment les processus RH, tels que la gestion des talents ou la gestion du recrutement.

Une réticence à combattre

Cependant, malgré ces avantages, et ces mouvements en marche vers le Cloud, les petites ou moyennes entreprise, qui n’ont pas d’expertise forte en interne sur le plan IT, possèdent encore actuellement une appréhension et un manque de connaissances concernant le concept du Cloud Computing. Mal informées, les PME et les TPE considèrent en effet le Cloud comme une « usine à gaz », et ont tendance à s’inquiéter des éventuelles problématiques de sécurité des données ou de leur localisation.

Bien entendu, il existe des points sur lesquels ces structures doivent rester vigilantes. En effet pour pérenniser un système d’information reposant sur le Cloud, il est nécessaire de :

  • bâtir une relation de confiance avec son prestataire informatique, qui doit s’engager sur la réversibilité des données, leur sauvegarde, leur sécurité.
  • identifier le lieu de la localisation des données, à mettre en parallèle avec le contexte social et économique du ou des pays d’hébergement.
  • étudier l’ensemble des clauses du contrat conclut avec le prestataire, qui doit s’engager en matière de garanties et de délais (disponibilité du support, délais de rétablissement des services en cas d’incident etc.)

Cependant tous ces points peuvent être maîtrisés en étant bien conseillé par son prestataire, et en mettant l’accent sur l’élaboration d’un contrat finement travaillé. Chaque point abordé plus haut doit être ainsi traité et documenté dans ce contrat, de façon à couvrir l’entreprise cliente, et à s’assurer du degré de professionnalisme de son partenaire technique.

Dernière mise à jour le 25 décembre 2018