La maturité des entreprises françaises en matière de révolution numérique ne fait qu’augmenter. Pourtant, de nombreux freins subsistent quant à l’utilisation de technologies telles que le Cloud Computing. Selon une récente étude de l’Insee, seulement 12 % des entreprises françaises auraient acheté des services de cloud en 2014, un chiffre inférieur à la moyenne des pays européens.

Cette absence de recours au Cloud se fait particulièrement sentir si l’on considère les petites et les moyennes entreprises. Ces entreprises même qui pourraient bénéficier de cette avancée technologique pour disposer de davantage de flexibilité et de capacités d’évolution. Nous allons dans cet article tacher de comprendre les raisons de ce retard et de considérer les enjeux pour les entreprises françaises à adopter le Cloud Computing.

L’agilité numérique : bénéfique pour toutes les structures

Le stockage et la sécurisation des données sont devenus des impératifs pour tous les types de structures, dans tous les secteurs et dans tous les domaines. En effet, l’actif informationnel est un des principaux vecteurs d’innovation et de compétitivité. Dans ce contexte, la préservation et l’enrichissement des données, la gestion de la sécurité du système d’information et des capacités de stockage, le classement et l’exploitation de ces informations sont désormais des outils stratégiques.

Pour les entreprises, il s’agit de considérer les possibilités qui s’offrent à elle : faut-il héberger ces données en interne ou les confier à un prestataire ? à quel type de technologie faut-il faire appel et quels sont les garanties indispensables pour assurer la pérennité du système d’information ?

Les services métiers ont de plus en plus besoin d’une infrastructure fiable. Les entreprises ne veulent plus gérer en interne les problématiques informatiques, qui reposent sur des infrastructures complexes et qui demande des compétences expertes. Elles souhaitent bénéficier de l’informatique comme d’un service, avec la possibilité d’étendre ou de diminuer les capacités de l’infrastructure, et surtout, avec un paiement à la consommation.

C’est exactement ce que propose le Cloud Computing. D’un côté, il y a l’aspect technologique du Cloud : les ressources informatiques sont virtualisées, partagées et configurables. Elles offrent une disponibilité des données accrue et permettent de s’assurer de travailler sur des infrastructures en permanence maintenue par le prestataire informatique hébergeur.

De l’autre coté, il y a un business modèle qui repose non pas sur de l’investissement, mais sur de la location de services. De cette façon, le client n’a plus à s’inquiéter des coûts inhérents à la gestion informatique, aux licences logicielles ou au fonctionnement quotidien des infrastructures. L’énergie consommée ou la prise en compte du risque informatique sont également confiés aux soins du prestataire. Le client a une vision bien plus précise du coût global de son système d’information, sans les habituels coûts cachés qu’il faut savoir identifier.

Qui dit Cloud dit externalisation

Bien sûr, la principale problématique du Cloud est de reposer sur une externalisation totale ou partielle de son système d’information. Dans ces conditions, il apparaît absolument indispensable de trouver le bon prestataire et de définir avec lui des règles garantissant aux clients la jouissance de leurs données, la qualité du service fourni et le respect d’un certain nombre de garanties : garantie de réversibilité ou encore garantie de disponibilité du support en cas d’incident.

Dans ces conditions, choisir son prestataire devient cornélien. Voici quelques-unes des bonnes questions à se poser :

  • Où mes données seront-elles localisées ? La proximité géographique permet de s’assurer de pouvoir récupérer ses données dans des temps plus rapides mais aussi de disposer d’une législation en adéquation avec la législation à laquelle l’entreprise est elle-même soumise.
  • Pouvez-vous entrer en contact direct avec votre partenaire ? Met-il à votre disposition un chargé de compte dédié pour vous accompagner dans l’évolution de votre système d’information au quotidien ?
  • Ce partenaire dispose-t-il d’une réputation de confiance avec ses clients actuels ou anciens ?
  • Le contrat qui vous est proposé par le partenaire comporte-t-il toutes les clauses nécessaires à la mise en place d’une confiance mutuelle, telle que la clause de réversibilité ou des clauses concernant ses propres responsabilités ?
  • Le contrat fait-il mention du respect des normes actuelles standardisant le Cloud ?
  • Le contrat expose-t-il explicitement les méthodes de sauvegardes proposées et les procédures permettant la récupération des données ?

Bien entendu, d’autres critères peuvent intervenir dans le choix de son prestataire. L’important aujourd’hui pour les entreprises est de comprendre que le Cloud est une technologie ouverte à tous, de par son modèle économique, mais qu’il est nécessaire pour le client de disposer d’un certain nombre de connaissances relatives à la future relation mise en place avec le prestataire. Parce qu’il s’agit d’une prestation d’externalisation du système d’information, il est nécessaire de s’assurer de la sécurité et de la sauvegarde de ces données. Mais il ne s’agit pas non plus de diaboliser le Cloud : l’externalisation ou le recours aux services est aujourd’hui un phénomène de plus en plus important et qui offre aux entreprises des capacités d’agilité et d’innovation au quotidien.