Les entreprises ont-elles une politique adaptée en matière de sauvegarde et de protection des données en cette fin d’année 2014 ?

On pourrait se poser la question, tandis que Markess vient de rendre public une étude spécialement dédiée à ce sujet. Et les résultats ne sont pas encourageants : alors que les données gérées sont de plus en plus nombreuses, les entreprises françaises ne prévoient d’augmenter leur budget que de 2,3 % d’ici à 2016.

Nous allons dans cet article revenir sur les résultats de cette étude et tâcher d’identifier les principaux conseils en la matière pour bien préparer la future année 2015.

 

Des méthodes de sauvegarde “à l’ancienne”

Il faut bien l’avouer, les pratiques de sauvegarde des données aujourd’hui utilisées par les entreprises ne respectent pas les recommandations qui sont préconisées pour la sauvegarde des données professionnelles. En effet, selon l’étude de Markess, la majorité des décideurs indiquent sauvegarder leurs données sur des périphériques locaux tels que des clés USB ou des disques durs externes.

Or ces périphériques ne constituent pas des supports suffisamment fiables pour la sauvegarde de données professionnelles.

En effet, dans le cas des clés USB, le risque de perte de données, mais aussi, de perte de la clé elle-même, ou de vol, est élevé.Les clés USB, contrairement à l’usage qui peut en être fait, ne doivent idéalement servir que pour du transfert de données, et non pour du stockage.

Pour ce qui est des disques durs externes, la problématique est quasi-similaire : même si le disque dur est plus fiable qu’une clé USB, celui-ci n’est jamais à l’abri d’une défaillance. De plus, un disque dur possède généralement une durée de vie limitée, quelques années en général.

 

Choisir une méthode de sauvegarde professionnelle

Ainsi, pour les données d’entreprise, d’autres moyens seront davantage privilégiés. Pour choisir la méthode de sauvegarde adéquate, différents facteurs seront retenus : le volume des données à sauvegarder, la taille du réseau de l’entreprise, la compatibilité de la solution de sauvegarde avec le SI de l’entreprise, la sensibilité (chaleur, humidité) et la sécurité de l’éventuel lieu de stockage, la criticité des données ou encore, la fréquence souhaitée des sauvegardes….

De plus, il s’agira de choisir entre plusieurs types de sauvegardes possibles, c’est à dire, choisir entre des sauvegardes complètes contenant la totalité des fichiers de l’entreprise, ou entre des sauvegardes intelligentes (différentielles ou incrémentielles), qui permettront d’économiser du temps en ne sauvegardant que les fichiers modifiés.

Pour le support et la méthode de stockage, la méthode la plus traditionnelle consiste à sauvegarder dans un premier temps toutes les données sur un serveur d’entreprise, en copiant les données présentes sur les postes utilisateurs. Puis, dans un second temps, d’externaliser cette sauvegarde sur des serveurs externes sécurisés, afin de disposer d’une double sécurité.

Mais aujourd’hui, avec les dernières tendances que sont les Big Data, les applications en mode Saas ou encore, l’essor de la mobilité, les entreprises se tournent de plus en plus vers des solutions plus modernes, avec sauvegarde en ligne, synchronisation de fichiers et accès mobiles directement dans le Cloud.

 

La sauvegarde dans le Cloud : protection des données et services additionnels

Grâce au Cloud Computing, qui consiste à la fois dans une technologie de gestion des ressources informatique, et dans une mise à disposition de ces ressources à la demande pour les utilisateurs, la sauvegarde des données pour les entreprises peut atteindre une nouvelle dimension.

Parce que les données sont sauvegardées dans des datacenter hautement sécurisés, tant en matière de sécurité physique des locaux que d’accès, et parce qu’elles sont même parfois redondées entre plusieurs de ces datacenter, la protection contre le vol, la perte, ou le piratage des informations n’a jamais été aussi grande.

Cette protection s’accompagne également, selon le niveau de service choisi par le client, d’un contrôle des données permettant de connaître la situation de l’entreprise à un instant T, mais aussi, d’anticiper sur les éventuels besoins de l’entreprise. L’administration et la supervision des données est alors centralisée, et l’entreprise n’a plus à se préoccuper des éventuelles limites de stockages sur les postes des utilisateurs. De plus, des contrôles automatiques peuvent également être mis en place.

Enfin, en cas d’éventuelle panne ou incident, l’entreprise dispose d’outils ou de services lui permettant de mettre en oeuvre ou de bénéficier d’une restauration des données simple, rapide et toujours disponible.
Ainsi, alors que les volumes des données gérées par les entreprises ne cessent d’augmenter, et que les problématiques de sécurité semblent devenir un enjeu majeur de pérennité et de compétitivité, les entreprises doivent se tourner vers des solutions de sauvegardes plus professionnelles et plus sécurisées.

Exit la clé USB, exit les disques durs, et bonjour aux nouvelles méthodes de sauvegardes, gérées par les prestataires et basées dans le Cloud.

Pour le client, outre des coûts flexibles, à la demande, le Cloud offre de nombreux avantages et services additionnels : ne pas avoir à gérer soi-même ces sauvegardes, pouvoir disposer d’une récupération des données rapide et facile à mettre en oeuvre, et surtout, une sécurité hors pair, tant du coté des risques liés aux défaillances matérielles, que des vols ou du piratage.